Triste portrait d'un homme de gauche...

Toujours il y eut des tocards, des pleutres et des opportunistes ! Des gens qui décident de gagner avec les salauds quel qu'en soit le prix, des gens qui se retournent de l'intérieur pour assumer leur traitrise, des gens qui croient que les fascistes les épargneront quand ils seront au pouvoir...

On peut s'amuser à les lister mais cela n'a vraiment rien d'amusant. La plus part d'entre eux se noient avant la tempête !

Je voudrais bien régler son compte à un homme particulièrement odieux. Il n'est pas le seul mais au lieu de se laisser tranquillement oublier comme il le mérite, il se donne en spectacle : François Hollande, l'ennemi de la finance ! (il l'a bien cherché ce sobriquet !)

 

Deux questions inévitables : à quel moment un tel homme assoit-t-il ses convictions réactionnaires inavouables ? Comment peut-il encore se regarder dans la glace et tout simplement se présenter comme un nouveau né de la politique, innocent de toute duplicité ?

Wikipedia précise :
En 1985, il publie, avec MM. Jouyet, Sapin, Gaillard, Mignard et sous le pseudonyme de Jean-François Trans (pour transcourants), un livre intitulé « La Gauche bouge », qui appelle à la fondation d'un parti démocrate à l'américaine sur les bases d'un « consensus stratégique entre [le PS] et les courants démocratiques du pays, au-delà du clivage gauche-droite ». Les auteurs se présentent comme des « libéraux de gauche » et dénoncent les « rhumatismes de la vieille gauche ». En 1985-1986, il vante la « modernisation de nos marchés financiers » et juge incontestée la nécessité « de transférer une part des charges de l’entreprise sur les ménages, afin de favoriser l’investissement », et de davantage « de flexibilité ». Dans le même temps, il donne un cours d'économie à l'IEP , enseignant « la désinflation compétitive, les vertus de l'ouverture des marchés et les bienfaits du réalisme économique ».

Comme de nombreux cadres socialistes, Hollande est très tôt convaincu que la sauvegarde du capitalisme financier est une priorité absolue. La grande mission de la gauche réformiste, c'est de sauver le capital de ses contradictions. Les socialistes pensent qu'ils sont mieux placés que quiconque pour le faire.

François Hollande se juge lui-même très finaud. Il est jupitérien avant Macron et néolibéral avant tout le monde. Il n'a aucune conviction qu'on pourrait qualifier de progressiste. Mais par sa carrière c'est un homme de gauche, il est condamné à une duplicité schizophrène qui ne l'a jamais quittée.

Une erreur incompréhensible illustre cette contradiction, la proposition de déchéance de nationalité pour les français soupçonnés de liens avec le terrorisme. Dans la panique totale qui a suivi les attentats du Bataclan, François Hollande reprend une idée du Rassemblement National, un fantasme stupide et inefficace que l'on croit populaire (un sondage totalement falsifié tentera de nous le faire croire). Christiane Taubira se rend à l'Élysée et indique en sortant qu'elle pense avoir convaincu François Hollande d'abandonner cette idée. Manuel Valls se précipite à son tour et obtient le maintien de cette proposition. Manuel Valls, fantastique personnage romanesque, a-t-il voulu plomber définitivement François Hollande ? Ce qui est sûr, c'est que cette séquence est une terrible bévue qui a couté cher aux socialistes et à François Hollande en particulier qui, ce jour là, n'a pas eu peur de « perdre son âme ».

L'échec total de son quinquennat ne l'a pas émoussé ! Quelle endurance ! Et quelle assurance d'avoir toujours raison. Voilà un homme qui a ruiné le parti l'ayant porté au pouvoir, il a découragé les militants qui le soutenaient, il a dispersé définitivement son l'électorat, un homme qui n'a pas osé se représenter devant les électeurs, qui a fait semblant de prendre un peu de hauteur et qui se retrouve engagé dans les manœuvres les plus torves de sa longue carrière... Tout ça pour quoi ? Personne n'ose lui poser la question !

Les électeurs ont été impitoyables. Ils ont donné 6,36 % des voix à Benoit Hamon en 2017 et 1,7 % à Anne Hidalgo en 2022. Aidé par les derniers éléphants et par l'ambitieuse Carole Delga, Hollande peut mieux faire l'an prochain... Ou pas !

François Hollande a déclaré, pour justifier son rejet de toute concertation avec la France Insoumise qu'il valait mieux « perdre une élection plutôt que de perdre son âme ». Il a donc une âme, c'est lui qui le dit ! Est-ce qu'on a envie de savoir ce qu'elle contient ?

Son positionnement de centre mou est une aubaine pour le Rassemblement National. La désunion définitive de la gauche ouvre un boulevard à l'élection de Bardella aux présidentielles de 2027. Lui arrive-t-il d'y penser ?

Depuis 1983, les socialistes ont maintes fois fait savoir que les espoirs que l'on pouvait placer dans une gouvernance de gauche (et dans quelque gouvernance que ce soit) n'étaient que billevesées ! Le néolibéralisme dont ils se sont fait les champions, ne laisse effectivement aucun espoir tangible à ceux qui subissent les assauts du capitalisme financier, la montée des inégalités et la réduction violente des coûts du travail. Or, c'est exactement là que se construisent les victoires électorales passées et futures du Rassemblement National. Le RN ne propose rien, il surfe seulement sur les décombres de la social démocratie !

Finalement, quel est le véritable rôle d'un parti social démocrate à la française si ce n'est de faire accepter l'inacceptable ? C'est une ambition terriblement médiocre. Il y a-t-il eu un seul socialiste réellement ambitieux ces cinquante dernières années ? Cherchez bien ! Il faut descendre bien bas dans la hiérarchie du parti pour trouver quelqu'un de bien...

Dernière question inquiète : que vont faire les socialistes quand Bardella s'instalera à l'Élysée et sera doté d'un valet fasciste à Matignon ? Vont-ils refaire le coup de l'opposition constructive qui prétend sauver trois bricoles ? Ou bien rêvent-ils d'un partage du pouvoir dans le cas possible où le RN n'aurait pas de majorité absolue à l'Assemblée ? Tout le monde s'en fout, l'histoire s'écrit sans eux...

Méchant retour de l'histoire :
L'entrée en guerre d'Israël et de Trump contre l'Iran et la bassesse insondable des dirigeants européens nous rappellent un épisode peu glorieux de la carrière de François Hollande. En juin 2006, au moment où Jacques Chirac s'oppose fermement à la guerre en Irak, François Hollande se rend à l’ambassade des États-Unis afin d'y regretter la « vigueur » de l’opposition française à l’invasion de l’Irak.  On n'est jamais trop prudent, un peu de courage politique peut parfois briser une carrière !

Dernier avatar :
 Deux membres du PS font partie des cosignataires de la proposition de loi de Caroline Yadan : le député de l’Essonne, Jérôme Guedj, et l’ancien président François Hollande, député de Corrèze.

Tout est dit !

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